Sidney Olcott, le premier oeil
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 !  L'Irlande, le choix du coeur et de l'aventure - 11

Olcott va tourner 14 films durant l'été 1911. Drames costumés, histoires sur la lutte des Irlandais pour leur émancipation, romances sur fond d'émigration, documentaires...


 

 

 

 

 



Gene Gauntier, Arthur Donaldson, Mme Clark et Sidney Olcott dans
The Fishermaid of Ballydavid.

Collection: Michel Derrien.




L’attaque du prêtre de Beaufort contre les O’Kalems est brutale. Elle fait l’effet d’une excommunication. Les portes des chaumières se ferment. Filmer est devenu impossible. “Toute la journée, nous avons craint une attaque d'une cinquantaine de garçons d’écurie…” Olcott va plaider sa cause auprès de l’évêque de Killarney. Avec succès. “Le prêtre fut muté dans une autre paroisse ”, rapporte Gene Gauntier. (Blazing the Trail”, manuscrit, p. 115.)
Selon Anthony Slide: “Le prêtre avait écouté les plaintes de commerçants locaux [de Killarney]. Leurs affaires couraient à la ruine parce que les touristes se rendaient sur les tournages plutôt que dans leurs magasins.” (Aspects of American Film History Prior to 1920, p. 90).
Tout rentre dans l'ordre, Olcott peut reprendre le travail. Avec frénésie comme à son habitude. “Allez, allez. On ne peut acheter le soleil”, hurlait le réalisateur, se souvient Annie O’Sullivan.(Ireland of Welcomes, Vol. 27 n°4 (juillet-août 1978) p. 16.)
Il travaillait “[…] quand le temps le permettait, de l’aube au crépuscule, sept jours sur sept”.

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©2009 Michel Derrien