| Au cours de sa carrière, Sidney Olcott est en conflit avec ses employeurs. Dans ces cas-là, il présente sa démission avec plus ou moins de bonheur. Une première fois en 1909.

Avril 1909, Sidney Olcott estime qu'il n'est pas assez payé chez Kalem. Il présente donc sa démission à ses patrons.
Frank J. Marion (à gauche) écrit une lettre manuscrite (1) à Frank L. Dyer (à droite), vice-président d’Edison, qui régit le monde du cinéma américain. “Nous venons de laisser partir notre producteur Sidney Olcott car il est persuadé que les autres compagnies réclameront ses services. Il est imperméable à nos critiques. Je ne sais si vous avez l’intention de l’embaucher, mais si vous le faites, je veux croire que vous comprendrez la mauvaise influence que cela aurait sur la discipline de notre maison.” Et
le secrétaire général de Kalem rappelle le responsable du Trust à la solidarité patronale : “Cette affaire tombe à pic pour définir une attitude commune face à nos employés.”
Olcott n’ira pas travailler pour Edison. Dans sa réponse (2), Dyer signale qu’il a donné des instructions pour que le réalisateur ne soit pas engagé chez lui. Pourtant, il admet qu'il besoin d’un “good man”. Son réalisateur vedette, Edwin Porter (The Great Train Robbery) est en disgrace. Olcott ferait l’affaire. Mais, il y a les intérêts supérieurs du Trust. “Nous devons insister sur le fait que toutes les compagnies agissent de la même manière, car si nos employés s’imaginent pouvoir nous quitter quand ils le veulent et rapidement retrouver un emploi n’importe où, il deviendra très difficile de les tenir”, conclut Frank L. Dyer.
1. Lettre du 26 avril 1909, conservée au Edison National Historic Site, Main Street and Lakeside Avenue, West Orange, New Jersey 07502.
2. Note du 27 avril 1909, de Frank L. Dyer à Horace C. Plimpton, le Manager Negative Production. Note conservée au Edison National Historic Site, Main Street and Lakeside Avenue, West Orange, New Jersey 07502
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